Sorour Darabi est un-une artiste autodidacte iranien-ne qui vit et travaille en France depuis 2013.

Très actif-ve en Iran, iels fait partie de l'association souterraine ICCD dont le festival Untimely (Téhéran) a accueilli ses travaux avant son départ pour la France. 

Iel intègre en 2013 le master Exerce à ICI-CCN de Montpellier, dont iels sort diplômé en 2015. Dans ce cadre iel crée le solo Subject to Change, une performance qui interroge la transformation à travers le temps et la cohabitation avec l’environnement. 

En 2016, iel crée Farci.e, un solo qui traite des notions du langage, de l’identité de genre et de la sexualité, dans le cadre du festival Montpellier danse. 

Sa pièce suivante, Savušun, créée en 2018, est une ode à l’affection, à la vulnérabilité et aux êtres affecté-es, qui s'inspire des cérémonies de deuil de Muharram et aborde la question des émotions : le chagrin, la peur et la souffrance. 

Pour ces projets iel a collaboré avec Pauline Le Boulba pour la dramaturgie, Yannick Fouassier et Jean-Marc Ségalen pour la création lumière, Mathieu Bouvier et Céline Cartillier en tant que regards extérieurs, et plus récemment avec Eléna Tissier, Lynda Rahal, Pablo Altar, Alice Zaton et Marine Peyraud.

Ces pièces ont été diffusées dans de nombreux théâtres et festivals en France et à l’étranger : Festival Montpellier Danse, Zürcher Theater Spektakel (Zürich - Suisse), Tanzquartier (Autriche), Tanztage Festival (Berlin - Allemagne), BIPOD Festival (Beyrouth - Liban), Festival Jerk Off (Paris), Festival December Dance (Bruges – Belgique), Festival A corner in the World (Istanbul – Turquie), Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles - Belgique), Centre national de la danse (Pantin), Spring Festival (Amsterdam – Pays-Bas), Festival Latitudes contemporaines (Lille), Festival Far (Nyon – Suisse), Festival URBAN! (Cologne – Allemagne), Bad Festival (Bilbao – Espagne), Onassis Cultural Center (Athènes – Grèce), Next Festival (Valenciennes), Festival Trente Trente (Bordeaux), Festival Parallèle (Marseille), Centro 2 de Mayo (Madrid – Espagne), Oslo Internasjonale Teaterfestival (Oslo – Norvège), Théâtre de l’Usine (Genève – Suisse), Xing (Bologne – Italie), Beursschouwburg (Bruxelles – Belgique), Wiener Festwochen (Vienne – Autriche), Festival TransAmériques (Montréal – Canada), Slovenian Dance Festival (Maribor – Slovénie), Kaserne Basel (Bâle –  Suisse), Zodiak (Helsinki – Finlande), Kampnagel (Hambourg – Allemagne), Sophiensaele (Berlin – Allemagne), Uzès Danse (Uzès), Alkantara (Lisbonne – Portugal), Fondation Lafayette Anticipations (Paris), Centre Georges Pompidou, (Paris) Tanzquartier (Vienne – Autriche), Campo (Gand – Belgique)...

En 2020, en réponse à une commande du Kunstenfestivaldesarts, iel crée Mowgli, où l’image de la jungle invite aussi à être réappropriée de l’intérieur ; la possibilité d’inventer une loi différente, opposée à celle de la ville. La pièce se déroule dans l’obscurité d’une nuit fictive où se croisent chorégraphie, poésie, récits, contes, paroles de la chanteuse iranienne Googoosh et celles de PNL. À travers ces expériences, Sorour Darabi tisse des histoires vécues et fantasmées, croisant les thèmes de la famille choisie et de la mélancolie. Devenir sauvage est un projet politique.

Son plus récent projet Natural Drama, sera créé en décembre 2021 dans le cadre du festival d'Automne à Paris au CN D Pantin. Ce projet questionne la notion de la “Nature” aussi bien en ce qui concerne les soucis environnementaux contemporains, que dans tout ce qui relève des aspects historiques et leurs résonances socio-politiques sur les corps. 

Parallèlement à ses créations, Sorour Darabi donne régulièrement des workshops à destination d’artistes / danseurs avancés ou professionnels, notamment à la Hogeschool à Gand (Belgique), au Aether à Sophia (Bulgarie), à la Cable Factory dans le cadre du festival Zodiak (Helsinki).


Les projets de Sorour Darabi sont accompagnés par Météores en production, développement et diffusion.