


« Le chant des troubadours, qui se chantait à l’air, en la saison douce ou chaude, dans des lieux ouverts, dans les décors naturels, concurrençait celui des oiseaux. Il s’élevait entre leurs voix, qui toutes chantent, pour eux, de la seule raison de chanter, de la première, l’amour. »
(Jacques Roubaud, La Fleur inverse)
Beau temps, grand chant se présente comme un poème chorégraphique et musical en plein air pour trois danseur.euses et un musicien, et pour un groupe de spectateur.ices.
C’est une pièce qui chemine. Elle emmène les spectateur·ices dans une marche et leur propose de s’arrêter en chemin, en des lieux où les danses et les chants s’inscrivent, vibrent et résonnent. Le cortège d’arpenteurs toustes ensemble, inscrivent le rythme de leurs pas dans le paysage, guidés par les danseurs.euses portant des objets flottants et dansants, des oriflammes qui n’ont plus pour vocation d’illustrer le combat, mais de représenter les vertus de l’amour, des drapeaux palpitants en somme.
Beau temps, grand chant fouille dans les représentations médiévales des troubadours pour déployer les imaginaires des corps, les imaginaires des danses, les mouvements des matières. Les chants conjuguent un travail d’écriture d’après le répertoire de poèmes des femmes troubadours, les trobairitz, et les chants de labour, pratique reliée à une ère révolue de la paysannerie, durant laquelle la voix était un instrument fondamental des travaux et des jours aux champs.
Distribution en cours
Conception et interprétation - Céline Cartillier
en collaboration avec Julien Desailly - musique et interprétation
Johann Nöhles - interprétation
Pauline Weidmann - interprétation
Bastien Mignot - collaboration artistique
Ernest Bergez (Sourdure) - conseils en occitan
Production déléguée Météores
Administration, production Charlotte Giteau
Diffusion, production Raphaël Bas
Partenaires
Coproductions : Le Pacifique - CDCN de Grenoble, en cours
Création au printemps-été 2027 au Pacifique - CDCN de Grenoble
